Colloque final du Projet QUAKE à Paris

Les actes du colloque final

Le colloque final du projet QUAKE s’est tenu à Paris le 7 juin 2017, dans les locaux de la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (19 avenue du Maine à Paris). Ce colloque a réuni plus de 90 participants. Anne Giraudel, animatrice nationale de la mission insertion-égalité de l’enseignement agricole français, est en charge de l’animation de la matinée. Myriam Borel, déléguée régionale ingénierie de formation en région Provence Alpes Côte d’Azur (France), organise les interventions de l’après-midi et, plus particulièrement, la table ronde autour des témoignages d’enseignants.
Les différents diaporamas utilisés dans le colloque final sont présentés ci-dessous: chacun est précédé d’une introduction, puis suivi de commentaires ou d’explications susceptibles d’aider le lecteur dans sa lecture des diapositives. Les diaporamas sont livrés sous la forme d’hyperliens, en format pdf.

 

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10h – Ouverture colloque

Michel Lévêque, sous-directeur des politiques de formation et d’éducation au sein de la DGER, remercie de leur présence l’ensemble des participants et des partenaires impliqués dans le projet QUAKE.
Parole est donnée à Cathal de Paor, chef de projet QUAKE, représentant Mary Immaculate College (Irlande). Son propos démarre par le rappel du titre du projet Qualification Knolewledge ECVET qui renvoie aux savoirs liés à la certification et aux ECVET. Le sous-titre du projet s’avère plus révélateur du travail des enseignants, acteurs-clés qui possèdent les compétences nécessaires, y compris la connaissance opérationnelle des principes et des outils ECVET. La stratégie QUAKE a été de construire en même temps les apprentissages des élèves et les apprentissages des enseignants. La professionnalisation des enseignants a consisté à faire de leur formation un développement professionnel et personnel. Ce qui a été surtout significatif a été la rencontre avec l’altérité: au sein du partenariat, l’altérité existait entre la diversité des niveaux de formation et la diversité géographique des partenaires. Les contextes des élèves étaient très variés aussi de même que la nature des publics. Toute cette diversité a rendu les échanges fructueux.
Le but a été de favoriser les connaissances et les compétences des enseignants dans la mise en place des relations avec les enseignants des autres pays, dans la mise en place des évaluations et de la reconnaissance des ECVET.

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10h15 – Présentation du projet Erasmus+ QUAKE

Patxi Martinez, chargé de mission au sein du Département de l’Education dans le gouvernement de Navarre, retrace les grandes lignes du projet QUAKE, en rappelant les tâches à accomplir lors du projet, les produits intellectuels prévus, les différents temps de professionnalisation des enseignants et précise des éléments d’évaluation quant à la participation de l’Espagne au projet.
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Deux explications complètent la lecture de ce diaporama. Si la mobilité académique est évoquée pour définir QUAKE, le projet a accueilli d’autres types de mobilités qui seront développées dans les présentations suivantes, la mobilité académique demeurant le type de mobilité mis en œuvre entre la France et l’Espagne.
En outre, l’état des lieux ECVET fait état d’un certain nombre d’informations dont la plupart se réfère au magazine numéro 14 du secrétariat ECVET, en date d’avril 2013.  Pour une lecture exhaustive de ce magazine, avec des données de 2013, soit d’il y a 4 ans au moment du colloque final Quake: http://www.ecvet-secretariat.eu/de/system/files/magazines/fr/ecvetmag14_fr.pdf
Les chiffres de l’état des lieux renvoient en outre au rapport du CEDEFOP n°18, en date de 2013.
Extrait de ce rapport en page 41: « Of these, 17 countries are updating their national qualifications frameworks and their VET regulations together; 12 reported carrying out ECVET implementation together with EQF referencing.”
Pour lire ce rapport: http://www.cedefop.europa.eu/EN/publications/21204.aspx
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10h30 – Présentation des partenaires européens participant au projet

Farid Gammar, coordonnateur du Centre de coordination et de gestion des programmes européens pour la Fédération de Wallonie (Belgique), présente les différents partenaires impliqués dans le projet QUAKE.
Pour une présentation de ces partenaires: http://www.quakeprojet.eu/partenaires-2/
Derrière chaque pays représenté figure une institution, à chaque fois impliquée sur le champ de la formation professionnelle. Innovation, notamment pédagogique, et action dans le champ des certifications sont les caractéristiques des établissements ou partenaires impliqués dans le projet.

 

10h45 – Présentation du dispositif de formation des 25 enseignants européens

Eliane Depalle, chargée de mission à Eduter Ingénierie au sein d’AgroSup Dijon (France), présente le dispositif de professionnalisation mis en place dans le cadre de QUAKE à destination des 25 enseignants, 5 par pays partenaire, impliqués dans le projet.
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L’objectif de la professionnalisation a consisté à fournir aux enseignants, d’une part, le socle de connaissances liées aux ECVET, au cadre réglementaire européen des mobilités, autour de la notion de formation tout au long de la vie, d’autre part, de construire un partenariat et des mobilités.
Les mobilités ont servi en fait de cas concret aux enseignants pour qu’ils confrontent leurs connaissances et leurs pratiques à la réalité de la construction de mobilités et de partenariats. La professionnalisation des enseignants allait de pair avec le projet de produire un référentiel du référent mobilité ECVET et de concevoir un guide méthodologique pour tout référent.
La professionnalisation des enseignants s’est déroulée en trois temps distincts, dont un temps de formation à distance qui coïncidait avec la mise en œuvre des mobilités organisées par les enseignants.

 

11h30 – Présentation des différentes formes de mobilité

Gilles Tatin, délégué régional ingénierie de formation au sein de la Direction Régional de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt Centre – Val de Loire (France), présente les différentes formes de mobilités mises en œuvre entre les différents partenaires et rappelle les définitions des acquis formels, informels et non formels. La présentation fait un focus sur la notion de mobilité académique, le cadre réglementaire français (Module d’Adaptation Professionnelle au sein du bac pro) qui a permis ce type de mobilité et s’achève par la lecture de la fiche métier du référent mobilité ECVET.
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En précision complémentaire et en référence aux documents présentés dans le diaporama, la notion de mobilité académique est empruntée à l’enseignement supérieur et a été replacée dans le projet QUAKE pour qualifier la mobilité entre établissements scolaires d’apprenants français et espagnols, établissements d’enseignement secondaire. C’est dans cette acception également qu’a été conçue l’attestation de délivrance de crédits européens ECVET, avec la mention de 5 crédits ECVET qui ne se réfère à aucune valeur réelle, les certifications tant espagnoles que françaises n’étant pas déclinées sous forme de crédits.

 

12h – Présentation de l’expérience ECVET du projet VITEA

Le projet VITEA a été mené par l’établissement agricole du Périgord et est présenté par Jean-Marc Bayle, coordonnateur du projet pour son établissement.
Vitea est un programme européen, arrivant à échéance en août 2017, qui s’appuie sur la démarche ECVET pour professionnaliser les tailleurs de vigne. Les partenaires, entreprises, organismes de formation professionnelle et organismes certificateurs ont tenu à travailler au bénéfice de tous les apprenants, jeunes et adultes. La prise en compte des besoins du secteur professionnel viticole, des profils d’emploi et des situations de travail a été à l’origine de la conception des travaux. Les partenaires ont choisi de co-construire des outils pour gérer les mobilités mais aussi pour repérer les acquis d’apprentissage, définir les unités d’acquis d’apprentissage. Les formateurs français, espagnols, portugais ont harmonisé les grilles d’évaluation dans les contextes différents de l’Italie et de l’Autriche. Un glossaire pour faciliter l’évaluation a été produit. Le programme a fourni la preuve de son intérêt auprès des bénéficiaires « Les mêmes candidats ont participé à l’ensemble de l’expérimentation et aux séquences d’évaluation. Ils ont compris le sens de cette évaluation». Vitea a trouvé sa place dans les plans de formation et d’évaluation de tous les organismes de formation. Néanmoins, chaque pays, avance à son rythme, dans son contexte pour positionner Vitea au regard du référentiel de certification.
Pour en savoir plus :
à Informations sur le site Erasmus+
https://info.erasmusplus.fr/projets-et-impacts/16-les-projets-erasmus/16-tailleur-de-vigne-un-metier-reconnu-grace-a-la-cooperation-en-europe.html?L=0
à Rapport d’activités Agence Erasmus 2016 – pages 51-52
http://www.agence-erasmus.fr/docs/2526_ra-2016-resultats.pdf

 

13h45 – Quelques mots d’accueil du Directeur Général de l’Enseignement et de la Recherche

Philippe Vinçon, directeur général de l’enseignement et de la recherche au ministère en charge de l’Agriculture (France), intervient pour rappeler le rôle essentiel de la mobilité et notamment au sein de l’enseignement agricole qui est un système particulier, dont une des missions est l’ouverture à l’international. La mobilité demeure une chance, chance de connaître l’autre et chance aussi de peut-être se découvrir soi-même. Le ministère de l’Agriculture s’inscrit dans des orientations qui se dessinent autour de l’attachement à la construction européenne et aux projets européens, thème porté par la présidence de la République française.
L’enseignement agricole a une carte à jouer dans ces orientations et plus particulièrement avec le développement de formations bilingues, notamment dans les zones transfrontalières et la généralisation de stages de connaissances et de découverte pour voir ce qu’est un ailleurs. Le DGER rappelle enfin le soutien de l’institution au projet QUAKE.
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14h – Présentation des flux de mobilité réalisés durant le projet QUAKE

Danielle Van Boxem, chargée de mission au Centre de coordination et de gestion des programmes européens pour la Fédération de Wallonie (Belgique), évoque les flux de mobilités en les resituant dans le cadre spatial du projet. Pour rappel, la mobilité des apprenants n’est pas l’objectif du projet QUAKE mais est demeurée le cas concret à partir duquel les enseignants ont pu parfaire leur professionnalisation.

 

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Les chiffres et types de mobilité sont décrits dans le diaporama diffusé à 11h30, de cette journée, en diapositive 5.

 

14h15 – Table ronde autour des témoignages d’enseignants : avant / pendant / après la mobilité

Avant les mobilités,

Pour organiser des mobilités, il faut avoir confiance et donc se connaître. Les séminaires du programme QUAKE ont permis aux délégations de se rencontrer, de partager des informations, de découvrir le contexte de travail de chacun puis de décider de travailler ensemble pour organiser les mobilités. Pour avoir confiance, il faut vérifier si des valeurs sont partagées et si les attentes sont claires. Le temps de la compréhension mutuelle peut s’échelonner sur plusieurs mois, nécessiter plusieurs réunions. C’est un travail dense qui conduit à examiner plusieurs scénarios.
Pour travailler en partenariat en développant des mobilités en référence à la démarche ECVET, il faut cibler des points importants, c’est-à-dire préciser pour quoi on veut ce partenariat et comment on veut fonctionner.
Si l’on veut des résultats pédagogiques et qu’ils soient l’objet de reconnaissance, la question de l’évaluation doit être posée avant les mobilités.
Lorsque l’on accueille, il faut étudier les contenus des référentiels du pays d’envoi et savoir comment le partenaire, dans son système va évaluer, et selon quelle modalité. Il faut étudier les fiches et grilles d’évaluation, les critères et comprendre les attendus du certificateur. Il faut connaître les différences entre les systèmes de certification des pays. C’est un point qui mériterait réflexion et approfondissement à l’avenir.
Lorsque que l’on prépare les mobilités sortantes, il faut informer et travailler avec l’administration du pays d’envoi pour prévenir de la démarche et étudier avec elle comment prévoir l’évaluation et si besoin la certification. Les systèmes de certification sont spécifiques à chaque pays et les manières de mettre en œuvre des ECVET sont également appréciées différemment. Par exemple, parmi les partenaires QUAKE, les délégations française et espagnole d’une part et les délégations  irlandaise, belge et bulgare d’autre part ont conçu le partenariat au moment de l’évaluation selon deux schémas distincts.
  • Dans le premier cas, les formateurs étrangers sont déclarés dans le dossier d’habilitation de la formation auprès de l’organisme certificateur du pays d’envoi. Le résultat de leur évaluation dans le pays d’accueil est intégré et compte pour l’obtention du diplôme ; c’est à ce niveau que l’attribution de points de crédits d’apprentissage fait l’objet d’étude et de déclaration préalable. Cette manière de procéder suppose que les dispositions du référentiel de certification permettent sa mise en œuvre.
  • Dans le second cas, les preuves de l’évaluation réalisée sur place sont remises au partenaire du pays d’envoi, conformément aux accords de partenariat et ces pièces justificatives font l’objet d’un examen par l’autorité académique compétente. Il faut avant tout que les référents mobilité ECVET puissent garantir aux jurys comment les partenaires ont travaillé. Le jury du pays d’envoi délibère à partir des éléments fournis.
Pour choisir les acquis d’apprentissage qui vont faire l’objet de l’évaluation et pour construire le contrat pédagogique, il faut d’abord vérifier la faisabilité : les dates des mobilités, les activités réalisables aux périodes envisagées, les situations d’évaluation. Cela oblige à étudier toute la logistique.
Le choix de la période d’accueil est un élément clé, surtout dans le secteur du vivant. Pour les stages en entreprise, il faut repérer des entreprises d’accueil en s’appuyant sur l’étude des référentiels. Dans le secteur du paysage, il est possible de faire appel aux entreprises qui forment déjà des apprenants sur des niveaux de qualification comparables et qui sont performantes. A partir de là, il faut être capable de présenter aux entreprises ce que viennent chercher les partenaires étrangers et les apprenants. Il peut apparaître que des attentes formulées ne puissent être satisfaites, par exemple le fait de réaliser des activités pratiques précises. Dans ce cas, il faut trouver une alternative.
Le partenaire qui organise les mobilités sortantes sélectionne les candidats qui selon ses critères peuvent aborder de manière profitable une expérience de mobilité. Le référent mobilité aide les établissements à définir les critères pertinents pour réaliser cette sélection.
Pour les apprentis, il faut obtenir l’accord préalable de leurs maîtres d’apprentissage. Le contrat de travail de l’apprenti est maintenu pendant la durée de la mobilité. L’apprenti lorsqu’il fait son stage à l’étranger reste salarié de l’entreprise du pays d’envoi.
Pour bâtir le contrat pédagogique, il faut avoir précisé tous les éléments précités.
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Pendant les mobilités,

Si les mobilités ont été bien préparées, le besoin de suivi du référent mobilité ECVET est réduit pendant les mobilités : les entreprises ont été sélectionnées et informées, la logistique a été prévue, l’évaluation des acquis d’apprentissage a été déclarée sur la convention de partenariat et précisée dans la convention pédagogique. En cadrant tout cela,  il n’y a normalement pas besoin de régulation. Cependant, il faut bien reconnaître qu’un sujet tel que le logement peut-être un  sujet de discussion dans le pays d’accueil
Il peut y avoir des acquis d’apprentissage, non prévus dans le contrat pédagogique. Cette plus-value est une vraie richesse. Il s’agit des apprentissages des différences culturelles, économique, environnementale. L’observation des visages, des comportements des apprenants pendant les mobilités fait comprendre l’impact que l’expérience de mobilité peut avoir sur leur développement personnel. La démarche ECVET permet de reconnaître les acquis non formels et informels issus d’une expérience de mobilité. L’établissement de formation du pays d’envoi peut décider de valoriser ces acquis qui n’étaient pas prévisibles après la mobilité.
Si les référents mobilité ECVET des pays d’envoi et d’accueil des délégations n’ont  pas été sollicités pour une régulation particulière, cela ne veut pas dire qu’en local, des formateurs référents, ceux qui ont été au contact des apprenants n’aient pas été très mobilisés, voire un peu trop ….

Après les mobilités,

C’est après les mobilités, que la plus-value de la démarche ECVET prend forme car il s’agit de  concrétiser la reconnaissance des acquis d’apprentissage. Cette étape est réalisée en fonction des accords passés : par une évaluation formative, une évaluation certificative, des points de crédits et la délivrance d’une attestation, d’un module, d’une épreuve.
L’impact de la mobilité dans le développement personnel et professionnel des apprenants est visible dans la mesure où leurs projets, leurs motivations évoluent suite à cette première expérience : des jeunes formulent spontanément l’envie de repartir à l’étranger, voire d’y faire des études.
Les conseils à retenir pour devenir référent mobilité ECVET
  • Bien connaître les partenaires,
  • Savoir précisément ce que l’on veut faire,
  • Connaître les phases difficiles pour se donner les moyens d’anticiper, de prévenir (par exemple veiller à la préparation linguistique avant le départ)
  • Mettre en place les ECVET dans un établissement qui réfléchit, veut avancer, accepte d’imaginer d’autres modalités et formes d’organisation
  • Implanter les ECVET dans des établissements qui sont prêts à imaginer des formes de travail plus coopératives des formateurs et à concevoir autrement la planification de leur enseignement
  • Savoir composer avec les freins existants, dont ceux des formateurs
  • Bien préciser les rôles de chaque personne impliquée dans le projet
  • Vérifier l’engagement de chacun dans le projet et surtout que les entreprises ne considèrent pas les stagiaires étrangers comme les autres salariés de l’entreprise.
  • Etre très réactif et répondre rapidement aux courriers de sa messagerie

 

15h15 – Témoignages d’expériences de mobilités ECVET

A partir de deux exemples de projets Erasmus+ initiés en Belgique et comprenant des mobilités de jeunes en France, Laurent Hannay, chef d’atelier au sein de l’Institut Maria Goretti, et Giuseppe Vitellaro, membre de la Team expert ECVET Belgium, déroulent un dialogue reprenant les caractéristiques d’une expérience de mobilité ECVET.
Le dialogue entre les deux protagonistes s’effectue sur le choix d’évoquer un projet Erasmus sous un angle négatif en montrant comment un référent mobilité ECVET peut s’en sortir et jouer un rôle.
Trois difficultés majeures sont pointées : la complexité du dossier de candidature Erasmus, la surcharge administrative générée par un tel dossier, la phase de préparation des mobilités.
Pour toutes ces difficultés est pointée surtout la « première fois » de chaque activité, source de questionnements et de recherches nécessaires d’informations. Et des solutions existent et sont mises en œuvre au gré des opportunités : être au sein d’un consortium d’établissements pour répondre s’avère plus confortable, s’appuyer sur l’expertise d’une structure pour mieux comprendre ce qui est attendu dans le dossier (exemple cité de l’appui du centre de coordination et de gestion des projets européens à Bruxelles), anticiper les mobilités par des temps de préparation psychologique, pédagogique et par une visite préparatoire très officielle, veiller à une communication constante via des réseaux sociaux…
Les bénéfices pour les jeunes se traduisent parfois en un emploi dans le pays d’accueil et souvent par un CV plus riche d’expériences. Les enseignants tirent profit de ces mobilités en envisageant d’autres pratiques. Ces expériences de mobilités concourent à un changement d’image du métier en Belgique.
Pour en savoir sur les projets cités en exemples :
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15h30 – La fiche d’activité du « référent mobilité »

Gilles Tatin, délégué régional ingénierie de formation au sein de la Direction Régional de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt Centre – Val de Loire (France), présente un des produits intellectuels prévus dans le projet, à savoir la fiche d’activité du référent mobilité ECVET.
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Une remarque en complément du diaporama concerne la notion de mobilité académique intra-nationale et internationale. D’une part, dans le cadre de ses activités, le référent mobilité ECVET doit connaître les programmes permettant de financer les mobilités européennes. D’autre part, à ce jour, en France, la notion de mobilité académique n’est utilisée que pour l’enseignement supérieur.
 

15h45 – Le guide méthodologique du « référent mobilité »

Eliane Depalle, chargée de mission à Eduter Ingénierie au sein d’AgroSup Dijon (France), présente le produit intellectuel final intitulé Guide méthodologique du référent mobilité ECVET.
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Le guide sera mis à disposition en version pdf ou en version en ligne sur le site du projet. Co-écrit par l’ensemble des partenaires, ce guide s’avère riche des expériences menées lors du projet QUAKE. Il constitue une base solide de conseils et d’éléments méthodologiques pour la mise en œuvre de mobilités ECVET.

 

16h – Intervention du « Grand témoin »

Giuseppe Vitellaro, Belgian ECVET TEAM (Belgique), reprend des mots clés prononcés au gré des interventions et témoignages : référent, mobilité, ECVET, construction de mobilité, mobilité ECVET.
Dans les projets exposés dans la journée, il s’agit de souligner que parfois la reconnaissance des acquis s’est fait de manière bilatérale (expérience franco-espagnole). Car les exigences en la matière sont moindres : la preuve en est le questionnement figurant dans le rapport intermédiaire qui ne porte pas sur la reconnaissance des compétences par le partenaire d’accueil !
Quand on prononce les mots mobilité ECVET, les deux termes officialisent que bien des choses se sont passées lors de la mobilité (cf tous les programmes de mobilité antérieurs) avec en point d’orgue une reconnaissance et une validation d’acquis permises par le système ECVET dont on sait qu’il prend également en compte les acquis informels et non formels.
Des propos pessimistes ont été prononcés sur la dimension ECVET en Europe : il s’agit de ne pas nier les difficultés que seules des décisions politiques pourraient amoindrir. Et si l’on parle de cadre européen pour envisager les ECVET, l’idéal serait de dépasser l’Europe et d’envisager alors le cadre international!

 

16h15 – Clôture du colloque

Daniel Pezzin, chef du service formation développement de la direction régionale de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt de la région Centre – Val de Loire (France), clôture le colloque par des remerciements, plus particulièrement envers les partenaires étrangers du projet et les correspondants internationaux œuvrant au sein des différentes DRAAF en France.
Il souligne la nécessité de la reconnaissance des acquis et souhaite encourager chacun à poursuivre ce travail qui demeure au bénéfice des jeunes qui reviennent enrichis de ces expériences de mobilité.

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